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Mythe 5 : Les titres à revenu fixe sont de tout repos

Une solution sur mesure pour les gens retraités ou approchant de la retraite, les placements à revenu fixe ? Leurs revenus stables et à l’abri du risque tendent à appuyer cette idée, cependant, il y a lieu de se méfier…

Tout d’abord, il faut savoir que l’inflation a une incidence négative sur ces types de placements. Prenons l’exemple suivant : imaginez qu’entre novembre 2001 et novembre 2006, vous ayez investi dans des titres à revenu fixe. Si, durant cette période, vous aviez opté pour des titres à court terme, vous auriez réalisé un gain de 3,12 % par année. Dans le cas de titres à revenu fixe à long terme, le gain aurait été de 7,38 %.

Pas mal me direz-vous… mais attention ! Durant cette même période, l’Indice des Prix à la Consommation (représentant l’inflation) aurait eu pour effet de miner ces rendements d’environ 2,2 % par année. Résultat ? Vos gains réels à court terme auraient été en fait de 0,92 %, alors que les placements à long terme vous auraient rapporté seulement 5,18 %. Ce n’est plus aussi alléchant, n’est-ce pas ?

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Pour souligner davantage les effets de l’inflation, considérez encore ceci. Les placements à revenu fixe génèrent un revenu d’intérêt, l’une des formes de revenu les plus lourdement imposée au Canada, alors que les gains en capital et les dividendes provenant de sociétés canadiennes bénéficient d’un statut fiscal privilégié à l’Agence de revenu du Canada. Les revenus d’intérêt, quant à eux, sont imposés à 100 % de votre taux marginal d’imposition, ce qui pourrait vous coûter cher si vos titres à revenu fixe sont détenus dans un régime non enregistré. Si nous revenons à l’exemple précédent, disons que le taux marginal d’imposition est de 43 %; les investisseurs à court terme, représentant la tranche d’imposition la plus élevée, obtiendraient dans ce cas un rendement réel de 0,40 %, alors que celui des investisseurs à long terme serait de 2,23 %.

Bref, de tout repos les titres à revenu fixe… ou pas reposants du tout ?